Résidence Vercors

( en cours)

Vercors. ..

En bordure des chemins, passages historiques de l’armée de l’ombre, se dressent des monolithes  imposants. Un rappel cinglant de ma finitude face à l’éternité qui me ramène à la seule réalité de ma présence au monde.

La mémoire est en la nature.    

 

La lumière rasante de cette fin de journée prolonge les rochers d’un voile sombre et menaçant.

 Je me laisse prendre dans l’embuscade de mes propres visions :

En chaque ombre une présence que la lumière révèle. Un visage apparaît. Si précis, parfois, qu’il semble surnaturel.

 

Muni de mon regard, je ciselle la roche pour en extraire la présence. J’accentue le trait, je creuse la faille… Ici un visage fendu d’un sourire, plus loin un homme  cri…

En me promenant sur les sentiers de ce pays incroyablement beau et puissant connu pour être un haut lieu de la résistance de la seconde guerre, je sentais la présence.

Une présence qui se révélait soit à travers des paréidolies qui foisonnaient sur les parois rocheuses.

Soit par les ombres mouvantes des arbres balayés par le vent.

Je voyais des visages partout.

Je n’avais qu’à en accentuer le trait.

 

Ma première intervention se résumait à révéler des visages sur des rochers recouverts de mousse  en la retirant par endroit  pour les zones de lumière et la laissant pour les zones d’ombre. Ainsi, une gravure naturelle éphémère gigantesque se profilait sur un empilement de rochers.

Cette expérience orienta mon travail vers l’idée de l’embuscade. Des présences cachées qu’on ne voit que si l’on s’y arête. On se laisse surprendre. On se demande si c’est un fait de la nature. C’est surnaturel.

 

J’ai poursuivi ce travail en sculptant des visages dans la roche, au Pas du Fouillet. Là encore, je ne fais qu’accentuer les fissures naturelles de la roche pour révéler des visages. Toujours dans la discrétion. Toujours avec l’idée d’embuscade.

 

La 3ème étape de mon travail est d’investir le village en ruine de Valchevrière. Village symbole de la résistance dans le Vercors gardé en l’état pour le Souvenir. Des grands visages peints sur des toiles de jute seront accrochés dans les ruines. Une évocation de la présence humaine dans un champ de ruine. Un rappel à la vie dans un sanctuaire. En plus de cette installation, une performance artistique est en cours de réflexion.

 

Commande d'une sculpture en pierre pour l'hôpital de Saintes

"Humanité "

Sculpture placée sur le parvis de l'hôpital de Saintes

Charente-Maritime : les Lapidiales rendent hommage au personnel hospitalier

  

 "Merci aux soignants" est le thème sur lequel sept artistes vont travailler à partir du 22 août. Ces sculptures seront livrées aux établissements publics de santé du département.

La Covid-19 n’a pas permis aux Lapidiales de mettre en place, le 15 mai dernier, leur saison sculpturale dédiée aux cultures Caribéennes, comme initialement prévue. Il n’était cependant pas question que le site des Chabossières ne reçoive pas de sculpteurs cette année.

L’association, qui a souhaité rendre hommage aux personnels des hôpitaux de Charente-Maritime, a invité sept artistes pour travailler sur le thème : « Merci aux soignants ».

Un symposium de trois semaines pour cinq sculpteurs – du samedi 22 août au dimanche 13 septembre – permettra à Philippe Stemmelen, Sylvie Berry, Nicolas Viry, Michèle Caïric et Jürgen Lingl Rebetez de travailler des pierres de 1 mètre de haut par 0,60 m sur 0,60 m, posées sur des socles de 0,40 m de haut par 0,80 m sur 0,80 m.

Ateliers de sculpture

Ces pierres et les socles sont offerts, dans le cadre d’un mécénat d’entreprises, par les carrières de Thénac et de Saintonge (groupe TransMinéral). Ces œuvres pourront orner les parvis ou les halls d’accueil des établissements publics de santé du département : La Rochelle, Rochefort, Saint-Jean-d’Angély, Jonzac, Royan. Le centre hospitalier de Saintes recevra le mégalithe sculpté par Robert Keramsi du 1er août au 13 septembre, offert par l’association Artéô. 

Enfin, pour que le site des Chabossières ne soit pas orphelin de sculpture cette année, Caroline Grassiot travaillera son mégalithe, également du 1er août au 13 septembre, sur le thème : « Deux mois de notre vie à la Maison ».

C’est le Club Lapidiales, le fonds de dotation, qui assure la plus grande part des subventions de l’association des Lapidiales, qui l’a offert. Par ailleurs, des ateliers de sculpture sont proposés du jeudi au dimanche de 9 h 30 à 18 heures, dans le respect des normes sanitaires.

."Article SudOuest" 

https://www.sudouest.fr/2020/07/28/lapidiales-une-saison-tronquee-mais-active-7699161-10413.php

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